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So Oh Cliché : blog lifestyle

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Coup de coeur cinéma : Our Idiot Brother


"Our Idiot Brother" est un film que j'ai eu la curiosité de regarder pour son casting. Paul Rudd et Zooey Deschanel à l'affiche : je dis oui. Grand bien m'en a pris car j'ai découvert là un feel good movie qui mérite le détour. Paul Rudd y campe Ned, un frère très naïf et un peu paumé qui, à sa sortie de prison, va débarquer comme un chien dans un jeu de quilles dans la vie de ses trois soeurs (Zooey Deschanel, Elizabeth Banks et Emily Mortimer). En parlant de chien, Ned a un grand amour dans sa vie, Willie Nelson, pas le chanteur de country mais son chien, qu'il va s'efforcer de récupérer auprès de son ex (la très drôle Kathryn Hahn)...



Si "Our Idiot Brother" se conjugue surtout sur le ton de la comédie, c'est aussi une chronique familiale avec son lot d'émotion. La bande-annonce ne rend d'ailleurs pas franchement justice à la tendresse qui se dégage de cette histoire qui va au-delà du comique de situation. Quant à l'attachant Ned, il donne, malgré lui, à ses trois soeurs, et à nous par la même occasion, une jolie leçon de vie. Un film à voir, et je dirais même à revoir !


“I like to think that if you put your trust out there; if you really give people the benefit of the doubt, see their best intentions, people will rise to the occasion.”



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Coup de coeur cinéma : La Petite Venise


La Petite Venise, je me souviens que sa bande-annonce m'avait interpellée lors de la sortie du film en 2011. Pourtant, j'étais passée à côté. Heureusement, je suis tombée dessus par hasard sur Netflix hier, en VO. Pour que vous vous y retrouviez, sachez qu'en anglais le titre est Shun Li and the Poet et plus sobrement : Io Sono Li en italien.

Pour vous en conter brièvement l'histoire, il s'agit de la rencontre entre Shun Li (Zhao Tao), immigrante chinoise qui tiendra un temps une osteria à Venise dans le long labeur qui doit permettre à son jeune fils de la rejoindre, et Bepi (Rade Šerbedžija), pêcheur et poète à ses heures perdues, immigré aussi, il y a de cela trente cinq ans de l'ex Yougoslavie.


Leur complicité se heurtera hélas à moins poètes qu'eux... La Petite Venise n'est donc pas un long fleuve tranquille même si on ressort tout de même du film avec le sourire car c'est une belle vision de la vie, ou du moins de l'être humain, malgré ses méandres. Je vous l'assure, c'est un film qui fait du bien même si bien sûr on est loin des films commerciaux et autres comédies romantiques dont je peux être très friande aussi.  

La Petite Venise c'est donc un film qui sort des sentiers battus, peut-être parce que son réalisateur, Andrea Segre, est aussi auteur de documentaires. Le tout porté par une image superbe et une bande originale réussie et aérienne. Vous l'aurez compris, je vous encourage fortement à découvrir Io Sono Li, un véritable moment de poésie qui se regarde plus qu'il ne se raconte.


Last night, thanks to Netflix, I was able to catch up on a movie I had failed to see back when it opened in theathers in 2011, "Shun Li and the Poet". I can only recommend that you watch this heartfelt story of how two stranded souls meet along the Venetian lagoon in Chioggia: Shun Li, a mother who came to work in Italy hoping to have her eight year old son sent to her in time, and Bepi, an old fisherman and amateur poet who came from ex Yugoslavia some thirty five years ago.

Although their relationship will be frowned upon it will make for some very poetic and cinematographic moments. In its many twists and turns "Shun Li and the Poet" is a story true to life that will undoubtedly move you but should leave you with a smile more than a heavy heart. Or so I hope.
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Coup de coeur cinéma : Yes Man


Lorsque ce film m'a été conseillé, j'avais deux choix : le noter dans un coin de ma tête mais finalement ne jamais le voir, ou, dire "oui", et tout simplement le regarder. J'ai opté pour la seconde option et grand bien m'en a pris !

"Yes Man" est un chouette film qui réunit à l'écran deux personnalités que j'aime tout particulièrement : Jim Carrey et Zooey Deschanel. Le pitch ? Carl s'est replié sur lui-même à tous points de vue lorsqu'il échoue finalement à une conférence de développement personnel au postulat de base très simple : dire oui à tout. Avec la facétie qu'on connait à Jim Carrey il va redonner vie petit à petit vie à son personnage et croiser sur son chemin l'adorable Alison.


Evidemment, le film ne saurait être aussi simpliste que la philosophie "Yes Man", et dire oui à tout est un conseil à consommer avec modération. Peyton Reed, le réalisateur, réussit  justement un film bien dosé, pas tout à fait une comédie romantique, ni une franche comédie, mais une tranche de vie endiablée comme seul Jim Carrey sait les interpréter, avec à ses côtés une Zooey Deschanel tout en simplicité, loin du personnage de New Girl que j'aime tant mais qui peut parfois verser dans la caricature.


J'en retiens un joli moment de cinéma et quelques citations qui font mouche, comme celle-là :

Alison : " You don't think I'm scared of anything? Who do you think I am? I'm scared of a lot of things. "
Carl : " And I'm scared too, so let's be scared together. "


PS : si vous avez encore besoin d'une bonne raison de dire "oui" à ce film, il y a aussi Bradley Cooper dedans ;)

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Coup de coeur cinéma : "Submarine"


Aujourd'hui je vous présente le très British Submarine. Contrairement à ce que son titre pourrait laisser entendre, rien à voir avec le "Yellow Submarine" des Beatles, même pour la bande originale, puisque celle-ci fait surtout la part belle aux chansons d'Alex Turner, le leader des Arctic Monkeys.  

Submarine est un film vraiment pas comme les autres, une oeuvre poétique signée du réalisateur Richard Ayoade, dont je vous laisse découvrir la bande-annonce :


Submarine est un film à part, à l'image de son personnage principal, Oliver Tate. Un adolescent au nom digne d'un héros de roman, et d'ailleurs, le film est tiré d'une nouvelle (de Joe Dunthorne). Pour résumer, on pourrait dire que film pivote autour de deux intrigues majeures : Oliver Tate témoin de l'éloignement de ses parents est prêt à tout pour éviter leur rupture. Dans le même temps, il s'éprend de sa mystérieuse camarade de classe, Jordana. J'en profite pour glisser que les deux jeunes acteurs sont parfaits.


Si je devais faire une comparaison, je dirais que Submarine est une version adolescente et définitivement plus anglaise bien sûr de Moonrise Kingdom. Cette fois ce n'est plus à travers le regard d'enfants qu'on voit le monde, mais à travers celui d'un adolescent, avec ce que cela comporte de doux amer. Pourtant, je vous rassure, Submarine n'est pas un film triste. C'est un film certes sans fards, mais avec une vraie magie. Ce n'est pas la beauté rétro d'un Moonrise Kingdom mais c'est un regard brut et tendre à la fois sur les imperfections des ados, leur beauté un peu gauche et les premiers émois amoureux. L'esthétique est différente mais belle à sa façon. Vous verrez.


Pour ne rien gâcher, la bande originale du film m'a fait redécouvrir la voix du leader des Arctic Monkeys, Alex Turner. Ses ballades sont de véritables bijoux et je vous invite vraiment à découvrir la B.O. qui vous accompagnera sûrement longtemps après le film.

"I'm not the kind of fool who's gonna sit and sing to you, about stars, girl"


Pour terminer, je dirais que Submarine m'a tenue en haleine jusqu'à la fin, ne sachant pas tout à fait dans quelle direction le réalisateur allait nous emmener. Pour être honnête, cela m'a un peu déroutée, parfois inquiétée (on peut être très dramatique quand on est adolescent !), mais la fin a achevé de me convaincre. Un film qui m'a laissé un sourire béât, à revoir donc plusieurs fois...

A vous de vous faire votre avis en DVD !


"Submarine" is my latest movie crush.  

"Submarine" is the story of Oliver Tate who falls in love for the first time while, at the same time, his parents marriage is going through a rough patch. He will try to fix the latter while experiencing the magic and drama of a first love. The adolescent characters are very endearing, the young actors are brilliant, and the film itself is a treat for the eyes. It is strange at times, much like the mind of a teenager, but it wins your heart in the end. I promise. 

Also, don't forget to give the soundtrack a listen. The songs by Alex Turner, leader of the Arctic Monkeys, will long stay with you after the movie is over. This I promise you too.
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Connaissez-vous Le Lorax ?

 
Après Frances Ha c'est encore de cinéma dont je vais vous parler. Une fois n'est pas coutume, il s'agit d'un film d'animation : Le Lorax (sorti au ciné il y a quasi tout juste un an, en juillet 2012), l'adaptation du livre pour enfant du célèbre Dr Seuss.
Je suis complètement rentrée dans cette fresque écrite pour sensibiliser les petits à la protection de l'environnement. J'ai presque eu ma larmichette à l'oeil. En même temps qui ne l'aurait pas devant ces petits oursons mignons en péril ?


(Alors ?)


En tout cas, quand on imagine que Le Lorax du Dr Seuss, Theodor Seuss Geisel de son vrai nom, a été publié pour la première fois en 1971 on a froid dans le dos. J'espère de tout coeur que cette fable poétique, magnifiquement portée à l'écran (c'est l'univers d'Avatar en mieux, sans les ridicules personnages bleus - pardon James Cameron), servira aux nouvelles générations. C'est juste un peu triste d'imaginer que la leçon du Lorax n'a toujours pas été apprise depuis les années 70…


Moi qui m'attendais à voir un film pour les enfants et à le regarder sûrement d'un oeil distrait, j'ai été happée par l'imaginaire si riche du Dr Seuss servant la gravité d'un sujet qui devrait tous nous préoccuper. Moralité, Le Lorax c'est un film qui ouvre les yeux et que vous aurez j'espère la curiosité de regarder à votre tour ;)

"Unless someone like you cares a whole awful lot, nothing is going to get better. It's not"
The Lorax


The other day I sat next to my boyfriend as he decided to watch "The Lorax" movie, adapting the Dr Seuss classic. I grew up with Dr Seuss' books but remembered mostly "The Cat in the Hat". Because I did not remember "The Lorax" story at all, it was quite a shock to me, watching this adaptation of a story first published in 1971 adressing issues of environment protection while we are still trying to have people care for the planet in 2013... It was sad but inspiring at the same time, and I hope that the new generations will see this beautifully adapted movie if not read the Lorax story!
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Allez voir Frances Ha !




Comment vous décrire la Frances Ha de Noah Baumbach ? Si vous avez croisé l'affiche les superlatifs qui l'encadrent ne vous ont sûrement pas échappé alors je vais essayer de vous en parler autrement.

Frances Ha, en vrac, c'est un film au titre un peu imprononçable, tourné en noir et blanc et qui donne follement envie de s'en griller une (et ça c'est mal). Frances Ha est un film très adroit sur les maladroits. Noah Baumbach fait en effet de la maladresse de son personnage un art, et filme l'actrice Greta Gerwig avec une tendresse qui fait d'elle une parfaite grande blonde aux deux chaussures noires.

Frances Ha donne envie de marcher dans les rues de New York ou de Paris, ou plutôt d'y danser. Frances Ha est filmé comme si son héroïne était prise dans le tourbillon de la vie. On en ressort avec l'envie de dire à ses amis qu'on les aime tout de suite maintenant, comme on le ferait à sa famille car ils sont souvent la famille qu'on se choisit.

En parlant de famille, Frances Ha, c'est aussi un film qui donne envie de filer se réfugier chez ses parents, même à 27 ans. C'est un peu comme si le réalisateur Noah Baumbach nous mettait la main sur l'épaule et nous disait "c'est pas grave, on a le droit de se tromper ou d'être paumé".

Frances Ha donne aussi envie de rencontrer tout un tas de gens intéressants en même temps qu'il donne envie d'être seule parfois, parce qu'on en ressort plus grand dans les deux cas. C'est un film qui donne envie de faire la paix avec soi-même et ses imperfections. C'est finalement un film bourré de contradictions, comme celles que l'on a au fond de soi.

Frances Ha c'est un film de ma génération (j'ai 27 ans comme Frances) qui se fait le témoin d'un personnage à contre-temps (une danseuse qui ne rentre pas tout à fait dans la danse) et illustre avec justesse la difficulté du chemin à parcourir pour s'épanouir quand on n'est pas tout à fait adaptée au rythme d'aujourd'hui.

C'est amusant parce qu'en voyant la bande-annonce de Frances Ha je m'étais imaginé des personnages évoluant dans un New-York à la Woody Allen et en décalage avec la réalité. Or, Frances Ha est un film beaucoup plus aux prises avec son temps qu'il n'y parait. Ne vous fiez pas à son apparente légèreté.

En résumé, ce que je peux vous promettre si vous allez le voir au cinéma, c'est que vous allez rire de bon coeur, sûrement, être émus, parfois, et surtout, ne pas avoir envie que l'écran noir vous sépare de Frances à la fin, parce qu'avec elle, vous vous sentez bien tout simplement.





I can get really enthusiastic when it comes to movies. When I see a movie that means a great deal to me I want to convince as many people as possible to see it. It's not bossy, it's generous really! I get convinced that the world would be a better place if people saw some of my favorite movies the way I see them. I like to think that art has such powers (catharsis, right?). 

Anyway, this is how I felt after seeing "Frances Ha" by Noah Baumbach at the movies the other day. I got into "everyone needs to see this movie" mode (which doesn't happen too often luckily, because that would be tiring).

To me, "Frances Ha" is more than a feel good movie. Besides, if you go see it thinking that's it's just a comedy you're in for a surprise. Because "France Ha" is as much a good laugh as it is a good cry. Like life really. At least when you're 27 (like me or Frances) and kind of lost (like me or Frances).

If "Frances Ha" is a feel good movie it's only because it will make you feel better about yourself. It is a true to life kind of movie, with a true to life character and its many failures which, (not so) surprisingly, make you feel way more okay than any picture perfect Hollywood movie.

"Frances Ha" is my new bestfriend and I hope you'll want her to be yours as well.


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Ne passez pas à côté de Ruby Sparks !

Ruby Sparks

Parfois, je me demande pourquoi on s'évertue à vouloir traduire les titres de films américains, Ruby Sparks c'était très bien ! Pourquoi le changer pour Elle s'appelle Ruby ? Quant au film donc, appelons-le Ruby Sparks tout court si vous voulez bien, je trouve que l'affiche originale en est un aperçu parfait. La chouette accroche "She's out of his mind" traduit intelligemment l'ambivalence du personnage de Ruby, née de l'esprit de son créateur mais aussi celle qui lui échappe, un peu "out of her mind", un peu à l'ouest, dans la lune, un peu à côté, décalée. Mais plutôt que de vous raconter le synopsis, la bande-annonce vous parlera sûrement mieux :


Ce que je ne savais pas, c'est que Zoe Kazan, qui interprète brillamment Ruby, est aussi l'auteur de cette belle histoire. Chapeau bas pour ce frêle bout de femme de 29 ans seulement, actrice et scénariste. Et j'ai, du coup, un peu potassé et découvert que Zoe avait été inspirée notamment par La Rose pourpre du Caire de Woody Allen (avec une autre redhead, Mia Farrow) et cela m'a rassurée sur les similitudes que j'ai cru déceler ici et là entre leurs deux univers.

Sans parler de Paul Dano, qui oui, a définitivement quelque chose de Woody dans son interprétation de Calvin Weir-Fields, écrivain et "créateur" de Ruby. Pas d'imitation pour autant, plutôt une filiation, d'autant plus amusante qu'il s'agit pourtant ici d'un point de vue féminin.

Ruby Sparks

Mais Ruby Sparks, c'est aussi un Antonio Banderas étonnant, un Chris Messina (vu dans Away We Go) qui mérite d'être un acteur de premier plan et s'épanouit enfin ici dans un rôle plus conséquent. Mention spéciale aussi pour le chien de Calvin, l’expressif Scotty, qui est mon chien rêvé. Vous l'aurez compris, j'ai trouvé plein de belles choses dans Ruby Sparks, plein d'étincelles de créativité qui m'ont enchantée et inspirée.

Finalement, pour parler de Ruby Sparks on a envie d'en revenir à l'écriture, le maître mot de ce film à tous les niveaux. Un film sur l'écriture, un film qui écrit une belle histoire d'amour et un film bien écrit tout court.

Elle s'appelle Ruby, de Jonathan Dayton et Valerie Faris et écrit par Zoe Kazan, sortie le 3 octobre 2012

"Ruby Sparks" has to be one of my favorite movies of late, it is beautifully written, true to life and yet poetic, supported by a cast of great actors : Zoe Kazan (playing Ruby), Paul Dano (playing the writer, Calvin Weir-Fields), but also Chris Messina (Calvin's brother) and even a surprising Antonio Banderas.


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Après Les Saveurs du Palais vous prendrez bien un Starbuck ?

Catherine Frot et Jean d'Ormesson

Les Saveurs du Palais : Avec ce film, je m'attendais surtout à sourire, voire rire, et si ce fut le cas pendant le film (notamment à cause du duo que forme avec Catherine Frot le charmant Arthur Dupont, apprenti pâtissier, que j'aimerais bien voir dans Mobile Home), la palette est finalement beaucoup plus variée. J'avoue même être sortie de la salle le coeur un peu serré, touchée par ce personnage solitaire qu'est Hortense Laborie, cuisinière du président (incarné par Jean d'Ormesson).

Et si Les Saveurs du Palais c'était avant tout l'histoire de deux solitudes (certes différentes) qui se rencontrent et se comprennent ? C'est du moins le message que j'en ai retenu, outre la féroce envie de dévorer le meilleur de la gastronomie française évidemment. Un film équilibré, savoureux dont j'ai enfin surtout aimé la construction : d'un côté le 55 rue Saint-Honoré, de l'autre les Îles Crozet. Douceur de la chantilly, écume de l'océan c'est entre ces deux rives que navigue Les Saveurs du Palais. Comme une île flottante ? Un film que l'on déguste en tout cas volontiers.

Catherine Frot et Arthur Dupont

Les Saveurs du Palais, de Christian Vincent, sortie le 19 septembre 2012

Starbuck

Starbuck est un petit bijou de cinéma à côté duquel il ne faut pas passer. La réalisation, l'histoire, les acteurs (mention spéciale évidemment pour Starbuck, alias Patrick Huard et son acolyte, Antoine Bertrand), la bande originale... On en ressort avec un sourire béat (mais pas niais) et un peu plus de foi en l'humanité. Oui, rien que ça !

Pourtant, il fallait s'accrocher avec une thématique à la base on ne peut plus frappée : "Alors qu’il s’apprête à être père, David Wosniak, éternel adolescent de 42 ans, découvre être le géniteur anonyme de 533 enfants déterminés à le retrouver." Et pourtant ça marche et on voudrait presque commander un allongé tellement on passe un bon moment en compagnie de Starbuck. C'est d'ailleurs ce que lui dit son père dans une scène très touchante, tous ceux qui le rencontrent l'aime, et nous aussi devant l'écran.

Un film humain, qu'est-ce que ça fait du bien ! Et sortir de la salle en entendant chanter l'accent québécois dans sa tête n'est pas désagréable non plus ma foi.

Antoine Bertrand et Patrick Huard

Starbuck, de Ken Scott, sortie le 27 juin 2012

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Time Out

In Time

Si j'ai eu envie de découvrir le film Time Out, avec Justin Timberlake et Amanda Seyfried c'est parce que son réalisateur n'est autre que celui d'un de mes films préférés, Bienvenue à Gattaca, j'ai nommé Andrew Niccol (on lui doit aussi le magistral Truman Show - en tant que scénariste cette fois). Bien m'en a pris, car je suis vite rentrée dans ce thriller de science-fiction servi par un Justin Timberlake qui se défend très bien dans son rôle, accompagné par une Amanda Seyfried qui serait complètement crédible si on ne l'avait pas affublée de talons hauts pour courir après le temps.

In Time

Quant au synopsis, le monde dans lequel évolue les personnages est régi par une nouvelle monnaie, le temps. Chacun a été génétiquement modifié afin d'arrêter de vieillir à l'anniversaire des ses 25 ans, mais alors, un terrible compte à rebours se met à tourner. A chacun de trouver la solution pour gagner quelques minutes, heures, mois ou années de vie. Dans ce système, les plus riches touchent du doigt l'éternité tandis que les autres sont opprimés et assassinés dans la rue pour quelques minutes.

Contrairement à beaucoup de films de science-fiction, l'intrigue se met en place très clairement et on plonge rapidement dans ce monde réglé comme une horloge que veut nous faire entrevoir Andrew Niccol et dans les rouages duquel Justin Timberlake vient mettre son grain de sable. Le schéma d'opprimants / opprimés qui se dessine est bien sûr une métaphore qui nous parle, et de ce fait, on oublie la fiction pour s'intéresser au fond.

Finalement, vous l'aurez compris, j'ai été séduite tant par le duo façon Bonnie and Clyde que forment Justin Timberlake et Amanda Seyfried que par le propos. Un film auquel je vous recommande donc de donner un peu de votre temps !


PS : les photos d'illustration ont été empruntées au compte Flickr de Tony Hoffarth qui nous emmène dans le Los Angeles qui a servi de décor au tournage de Time Out.

Might I recommend you give a little bit of your time to a great movie by Andrew Niccol (director of "Gattaca"), "In Time". Starring a very talented Justin Timberlake and a quite convincing Amanda Seyfried (minus the high heels for the sprinting scenes). If you fell in love, like I did, with the esthetic of "Gattaca" you will be drawn to the way "In Time" has been filmed. And if you are a little bit concerned by the obsessions of director Andrew Niccol (he was also the screen-writer for "The Truman Show") you will most definitely be captivated by his new narrative.

In Time

Pictures of the original L.A. setting with movie stills by Tony Hoffarth
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Keira Knightley est Anna Karénine

Anna Karenina - Keira Knightley

Keira Knightley et moi (ça c'est de l'intro pas prétentieuse pour un sou), ça n'a pas été le coup de foudre. Je l'ai découverte pour la première fois dans Joue-la comme Beckham mais je n'avais d'yeux que pour Jonathan Rhys-Meyers. Ensuite je l'ai vue comme beaucoup d'entre vous j'imagine dans Love Actually, mais sans m'attarder plus que ça sur son cas. C'est donc véritablement dans Orgueil et préjugés que je l'ai découverte plus avant. Mais ce film m'a laissé une sensation mitigée, je l'ai trouvé très bien réalisé mais Keira Knightley pas assez détachée de ses mimiques du 21ème siècle.

Il aura fallu le film The Duchess pour que Keira Knightley me séduise définitivement. Sur ses frêles épaules elle porte à merveille ce personnage très fort. Rien que d'en parler, ça me donne envie de le revoir ! Et enfin, plus récemment, c'est dans Last Night, dont je vous ai déjà parlé ici, qu'elle a achevé de m'amadouer. Autant dire que j'attends donc Keira Knigthley au tournant mais non sans une certaine bienveillance dans le rôle d'Anna Karénine à l'écran.


Au sujet d'Anna Karénine, je connais le roman de Léon Tolstoï que j'ai lu il y a quelques années maintenant. Outre quelques passages un peu longs (Léon aime les descriptions), j'en garde le souvenir d'une lecture passionnée, je crois d'ailleurs qu'il est difficile de faire autrement l'expérience de ce chef-d'oeuvre. Côté cinéma, je connais le film avec Sophie Marceau (1997) qui ne m'avait pas vraiment emballée et n'avait en tout cas pas réussi à approcher la superbe du roman.

A l'inverse, lorsque j'ai vu pour la première fois la bande-annonce d'Anna Karenina par Joe Wright, la nouvelle interprétation emmenée par Keira Knightley donc, j'ai eu la sensation qu'il y avait davantage de l'âme russe si bien dépeinte par la plume du génial Léon Tolstoï dans cette adaptation. Et si je notais plus haut avoir apprécié Orgueil et préjugés pour l'avoir trouvé très bien réalisé, j'ai de quoi me réjouir puisque c'est justement le même réalisateur, Joe Wright, qui signe Anna Karenina.

Dans la bande-annonce vous pourrez aussi découvrir Jude Law dans le rôle du mari d'Anna et Aaron Johnson dans celui de Vronsky, l'amant. Si son nom ne vous est pas familier pensez Kick Ass. Eh oui, c'est lui ! Ce qui me permet de conclure ce billet ciné très poétiquement en espérant que Anna Karenina avec Keira Knigthley "will kick some ass" !

*** Anna Karenina - sortie prévue le 3 octobre 2012 ***

Here's the trailer for "Anna Karenina'', Joe Wright's movie adaptation of Tolstoy famous novel. Keira Nightley will be the famous Anna. And if I had my doubts about her as an actress in the first years of her career, after seeing her in "The Duchess" I really believe that she has what it takes to be a great Anna. She is feminine, delicate and yet exudes enough character for a great rendition of Anna's complex personality. And if I missed "On the road" by Walter Salles at the movies because I couldn't quite bring myself to picture Kristen Stewart in her part, Keira Knightley as Anna, I can't wait to discover!
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Moonrise Kingdom en musique...


Moonrise Kingdom c'est : le talent débordant de Wes Anderson et Roman Coppola réunis, un Bruce Willis épatant, Edward Norton attachant, Jason Schwartzman délirant, Bill Murray avec son air "absent" mais tellement présent à l'écran, ou encore Tilda Swinton tordante.


Un casting mené d'une main de maître où chacun est à sa place jusqu'aux enfants évidemment : Sam et Suzy qui entraînent dans leur folie pré-adolescente les habitants de l'île en même temps que les éléments... Sans vous dévoiler davantage de l'intrigue, il se dégage je trouve du film cette sensation que tout est précisément "en place", comme dans un orchestre classique. Et ce n'est alors sûrement pas un hasard si la musique du compositeur Benjamin Britten rythme à merveille Moonrise Kingdom.

Maintenant, ce n'est pourtant pas de l'oeuvre de Benjamin Britten que je vais vous parler aujourd'hui, mais de ma découverte sur le site 8tracks (bonne alternative gratuite à Deezer) : une playlist dans l'esprit de chacun des personnages du film Moonrise Kingdom. Ma préférée, celle du Captain Sharp (Bruce Willis) : country et rétro comme il faut !


Les autres playlists par ICI.

I could never encourage you enough to watch Wes Anderson's "Moonrise Kingdom". The child in you deserves it! On another note, I also recommend giving the "Moonrise Kingdom" playlist on 8tracks a listen. I've decided to share with you today Captain Sharp's playlist because it's my favorite, but each character has its own. The good news is it's free! But don't the best things in life come free?
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La dernière séance le retour

Parce que c'est visiblement devenu mon rituel le week-end, voici mon petit bla bla cinéma pour la semaine. Pour commencer (j'évite l'introduction parce que je sais déjà que je vais faire long), le film de Mélanie Laurent, Les Adoptés (dont je vous parlais ICI). J'ai eu la chance d'être invitée mardi à une projection du film qui me donnait déjà bien envie et qui sortira en salles le 23 novembre.


Ce que j'en ai pensé ? Malgré les réserves que j'avais vis à vis de Mélanie Laurent je maintiens ici mon avis enthousiaste quant à sa prestation aussi bien d'actrice que de réalisatrice. On perçoit une véritable sensibilité, comme si être maître à bord de son propre film lui avait permis de baisser les armes. C'est que j'ai toujours ressenti de façon plus ou moins palpable chez Mélanie Laurent une forme d'agressivité dans son jeu, ou de défiance. Cette fois-ci, le scénario lui-même joue sur ce registre de sa personnalité tout en la forçant peu à peu à s'en affranchir.

Que ce soit un pur hasard de cinéma ou qu'elle ait eu envie de se dessiner un rôle à son image, ça a le mérite d'être bien senti et celui d'être salué. L'occasion de continuer avec les acteurs qui m'ont enchantée, merveilleusement bien choisis, Marie Denarnaud notamment mérite amplement la lumière qui est faite sur elle à travers ce film qui ne manquera pas d'être médiatisé. Actrice brillante au théâtre elle mérite à mon sens également d'être au premier plan au cinéma. Clémentine Célarié est égale à elle-même et touchante comme il se doit, quant à Denis Ménochet si j'ai eu du mal à le détacher du personnage qu'il campait dans Le Skylab (allez savoir pourquoi), il interprète cependant son personnage avec nuance et brio.

Finalement le manque de nuance, qui est le point qui m'a dérangée, vient se loger dans la mise en scène où s'immiscent quelques lourdeurs. Certes le sujet est pesant en lui-même (soyez prévenues) mais on pourrait en ressortir élevées quand on reste un peu sur sa faim. Peut-être parce que Mélanie Laurent a, de façon assez contradictoire, voulu trop nous donner. A ne pas assez suggérer on décroche parfois et heureusement que les acteurs, Mélanie Laurent la première, sont là pour nous rattraper. On reste donc sur sa faim dans la mesure où on attendait peut-être plus de ce film aux début prometteurs. Et cela m'a fait penser par opposition au dernier film de Gus Van Sant, Restless.


Le sujet abordé est également très grave, mais le réalisateur y apporte une forme de légèreté grisante. Un petit bijou de cinéma qui m'avait attirée par sa bande-annonce (je vous l'avais confié ICI), et qui tient ses promesses entièrement, à l'inverse du film de Mélanie Laurent qui a une bande-annonce construite comme du papier à musique mais peine un peu à nous faire le même effet en version intégrale. Mention spéciale cependant pour la musique des Adoptésconfiée à Jonathan Morali (Syd Matters) pour une B.O. très réussie. En gros, allez voir Les Adoptés pour vous faire votre propre avis, et consolez-vous si besoin avec le surprenant Restless.


Pour terminer sur une note plus gaie, c'est à The Artist que je laisse le mot (ironie du sort) de la fin. Ce film emmené par Jean Dujardin est sincèrement un grand moment de bonheur. Un film qui m'a fait me replonger dans les joies de mon enfance, évoquant le passage du cinéma muet au cinéma parlant comme dans Chantons sous la pluie, qui occupait justement les jours de pluie quand j'étais petite. En passant, The Artist m'a aussi diablement donné envie d'avoir un petit chien comme celui de George Valentin (la réponse à ce billet là ?). Enfin, plutôt que de vous en dire trop à son sujet (allez le voir plutôt, il le FAUT), je terminerais en disant que The Artist fait un joli pendant à Midnight in Paris de Woody Allen, dans mon esprit du moins. Je suis en effet de ces personnes qui comme le héros du dernier Woody ont tendance à se dire que c'était sûrement mieux avant. Eh bien The Artist m'aurait sûrement amené à cette conclusion (oh que oui !) si je n'avais retenu la leçon du très malin Midnight in Paris.


En parlant de nostalgie, je ne résiste pas à l'envie de faire un clin d'oeil à Eddy Mitchell (on ne se refait pas).



"La dernière séance" was one of my favorite French TV shows as a child. Funny enough, I don't remember watching a particular movie because of it. Maybe because I was sent to bed right after Eddy Mitchell made his little speech (the show was broadcast late at night). Or maybe because it isn't really what matters with this TV show. I suppose it stuck in my memory because my grand-father would watch it and as one of the many things we did together it is bond to stick with me forever for that only reason.


Speaking of nostalgia, French movie "The Artist" is one I'd highly recommend if it happens to play in the movie theaters for you as well. It is a clever take on the change from silent movies to talking pictures, much like "Singing in the rain", which was another favorite of mine as a child. And needless to say it would have spark my refrain that the good old days were better than today. That is if I hadn't seen Woody Allen's witty "Midnight in Paris". The movie luckily cured me of that dangerous tendency!

Last but not least you might have caught a glimpse of "Restless" by director Gus Van Sant, pictured above. It is definitely another movie I'd recommend. It is one of those rare pictures tackling a very serious - bordering on depressing - subject in a surprisingly not depressing manner. I remember leaving the movie theatre filling actually quite cheerful. The movie did stick with me (you might have gathered by now that things stick with me pretty easily!) and left me a bit meditative but not in a disagreeable manner, more as in a dreamy state of mind.
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Le Skylab - Born to be alive



Cela faisait longtemps que je n'avais pas eu cette envie-là : sortir de la salle de cinéma et avoir aimé le film au point de ressentir l'envie irrépressible d'en parler. Récemment, j'ai bien vu La Guerre est Déclarée qui lui aussi m'a donné l'envie de vous en parler. Mais il s'agissait davantage d'une incitation toute en pudeur. Si le film m'a marquée, je ne me voyais pas vous l'exposer, mais plutôt vous inviter à y aller. C'est de ces claques que chacun doit prendre à sa façon, hors de question d'imposer violemment son opinion. Du moins, je ne le sentais pas comme ça.

A l'inverse, le dernier film de Julie Delpy, avec son sujet un peu plus léger me permet davantage de me laisser aller. Je ne dirais pas pour autant que Le Skylab m'a inspiré moins d'émotions, je dirais même à l'inverse qu'il en a suscité davantage, avec une palette de registres finalement plus riche que le film dont je parle plus haut. Et c'est peut-être ça ce qui me vaut ce débordement, cette nécessité de crier haut et fort que j'ai aimé.

Car si Le Skylab ne m'a pas remuée au sens négatif du terme (ébranlée si vous préférez), il agite néanmoins plein de choses. Il analyse avec beauté la puberté (oui, c'est possible), il dissèque la famille et ses disfonctionnements avec bienveillance, il parle du passé avec une forme de nostalgie attendrie mais sans être passéiste. Quant aux acteurs? Eh bien c'est un peu le jeu des 7 familles.

J'entends par-là que chacun peut s'y retrouver un peu, la famille est bel et bien au complet avec de nombreux caractères campés par des acteurs talentueux. Julie Delpy évidemment, mais aussi la toute jeune Lou Alvarez qui me ferait presque aimer les défauts de mes 11 ans tellement chez elle ils sont attachants. Eric Elmosnino, magistral en soixante-huitard haut en couleurs (jusqu'à ses chemises). Bernadette Lafont, matriarche, Vincent Lacoste (Les Beaux Gosses) avec son faux air de Shia LaBeouf à la française...

Je n'ai pas envie de vous raconter le film parce que Julie Delpy raconte avec sa caméra l'histoire mille fois mieux que moi. J'ai juste envie de vous parler du moment où le film a achevé de m'emmener avec lui. La scène pivot où je me suis dit, c'est bon Julie, tu m'as acquise à ta cause. La petite Albertine (Lou), est entre ses parents à l'arrière de la voiture conduite par son oncle Loulou (footeux en short très court, celui qui a le charme improbable - avec le recul - de votre prof de tennis quand vous aviez 11 ans). La radio grésille un tube de Joe Dassin, "L'Eté Indien". Et, eh bien, vous verrez...!


Pour terminer, une autre chanson qu'on connait, comme dirait l'autre, vient rythmer le film, "Born to be alive". Eh bien c'est cela à mon sens que Le Skylab véhicule, la vie tout court. Et si ça parait tout bête je vous assure qu'on se le prend pourtant bel et bien comme un Skylab dans la tête. Oui parfois il est bon de se souvenir qu'on est "né pour vivre", pas de propos pompeux pour une fois. De façon très primaire, peu importe comment, et tant mieux finalement si c'est pour voir sa famille se disputer à table au dessus d'un couscous que vient arroser une averse d'été, pour avoir des enfants à qui on interdit d'aller papoter sous la tente jusqu'à pas d'heure mais qui s'y glissent à pas feutrés quand ils ne jouent pas au docteur sous la couette. Ce n'est pas idyllique, tout le monde n'est pas beau ni gentil, mais merde, qu'est-ce qu'il y a de la vie !


I don't know if Julie Delpy sounds familiar to you. You might have gotten a glimpse of her as an actress in "Broken Flowers", or in "Before Sunrise" & "Before Sunset", alongside Ethan Hawke. To me, she's also an amazing film director, "2 Days in Paris" definitely being among my favorite movies. And the last movie she directed, "The Skylab", definitely went straight on that list after I saw it tonight.

Why? Simply because the film exudes life. Life as it really is. There's no varnish. The main character, a little eleven year old isn't picture perfect, she has glasses and a bit of baby fat here and there. So no, she doesn't get the boy she's after. And yes the family all sits together around a big table but they still fight and argue like all of our families do. Yours does right? Or if not, well, you're lucky I guess. Or maybe that's not even the issue.

Because that's not so much what matters. It would be a caricature if all that "The Skylab" aimed at was picturing a disfunctional family, although it does so in a great manner. What it really catches is life in all its crudeness, but hence the sense of genuineness. The characters aren't polished nor polite most of the time, but all the more endearing because while watching them we forgive ourselves and our families for the exact same flaws that are before our eyes on the screen
.


In the end, there's something really catharcic about it all. And to end my note on a song that's in the movie, "Born to be alive", well, that's precisely what Julie Delpy reminds us of. We are born to be alive, maybe not to be alive in a perfect manner, but hell, to live. Period.
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L'Arbre






L'Arbre, c'est un beau film, ne serait-ce qu'esthétiquement parlant. Voilà, parfois il n'est pas besoin de prendre racines et d'en écrire des feuilles et des feuilles. Je préfère laisser l'idée d'à votre tour regarder le film germer dans votre esprit en espérant que ces quelques clichés vous en auront donné envie, ainsi que la musique dont je vous confie ici un extrait.

Ce n'est pas un secret, je suis particulièrement sensible aux B.O. et celle-ci est particulièrement réussie. Pour les curieux, outre les artistes interprètes, les morceaux sont signés de Grégoire Hetzel. Ce que j'ajouterai enfin c'est que la réalisatrice, Julie Bertuccelli, a réussi à filmer Charlotte Gainsbourg de sorte qu'on oublie presque qu'il s'agit de Charlotte Gainsbourg.

C'est ici la mère de la petite Simone qu'on voit, et non plus la chanteuse et star de cinéma à l'aura pourtant difficilement canalisable. Et en parlant de canalisations (dans le film on en parle d'ailleurs...), c'est le talent de l'adorable Morgana Davies qu'il faut surveiller de près. En plus de sa frimousse idéale pour l'écran, c'est une petite pousse à l'accent australien qui ira sûrement loin.

***

Tonight I rented "The Tree", a movie by Julie Bertuccelli starring Charlotte Gainsbourg and the little Morgana Davies. To that I'll simply add one thing : watch it. Really. And if you are as into the movie as me, you'll probably enjoy listening to the soundtrack afterwards too...

"There is a house built out of stone
Wooden floors, walls and window sills...
Tables and chairs worn by all of the dust...
This is a place where I don't feel alone
This is a place where I feel at home...

Cause, I built a home
for you
for me"

To Build a Home - The Cinematic Orchestra
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When you're smiling #2


Juxtaposition ou quand la fameuse vidéo de Cyd Charisse et Gene Kelly dans Chantons sous la pluie rencontre cette joyeuse publicité Volkswagen. 

"The original"



"Updated"


"The original, updated", the Volkswagen's slogan sums it up perfectly. Indeed, here is a funny twist to the famous "Singing in the rain" rainy scene. A video I came across while looking for the above Cyd Charisse and Gene Kelly bit. 

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