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12 nov. 2011

La dernière séance le retour

Parce que c'est visiblement devenu mon rituel le week-end, voici mon petit bla bla cinéma pour la semaine. Pour commencer (j'évite l'introduction parce que je sais déjà que je vais faire long), le film de Mélanie Laurent, Les Adoptés (dont je vous parlais ICI). J'ai eu la chance d'être invitée mardi à une projection du film qui me donnait déjà bien envie et qui sortira en salles le 23 novembre.


Ce que j'en ai pensé ? Malgré les réserves que j'avais vis à vis de Mélanie Laurent je maintiens ici mon avis enthousiaste quant à sa prestation aussi bien d'actrice que de réalisatrice. On perçoit une véritable sensibilité, comme si être maître à bord de son propre film lui avait permis de baisser les armes. C'est que j'ai toujours ressenti de façon plus ou moins palpable chez Mélanie Laurent une forme d'agressivité dans son jeu, ou de défiance. Cette fois-ci, le scénario lui-même joue sur ce registre de sa personnalité tout en la forçant peu à peu à s'en affranchir.

Que ce soit un pur hasard de cinéma ou qu'elle ait eu envie de se dessiner un rôle à son image, ça a le mérite d'être bien senti et celui d'être salué. L'occasion de continuer avec les acteurs qui m'ont enchantée, merveilleusement bien choisis, Marie Denarnaud notamment mérite amplement la lumière qui est faite sur elle à travers ce film qui ne manquera pas d'être médiatisé. Actrice brillante au théâtre elle mérite à mon sens également d'être au premier plan au cinéma. Clémentine Célarié est égale à elle-même et touchante comme il se doit, quant à Denis Ménochet si j'ai eu du mal à le détacher du personnage qu'il campait dans Le Skylab (allez savoir pourquoi), il interprète cependant son personnage avec nuance et brio.

Finalement le manque de nuance, qui est le point qui m'a dérangée, vient se loger dans la mise en scène où s'immiscent quelques lourdeurs. Certes le sujet est pesant en lui-même (soyez prévenues) mais on pourrait en ressortir élevées quand on reste un peu sur sa faim. Peut-être parce que Mélanie Laurent a, de façon assez contradictoire, voulu trop nous donner. A ne pas assez suggérer on décroche parfois et heureusement que les acteurs, Mélanie Laurent la première, sont là pour nous rattraper. On reste donc sur sa faim dans la mesure où on attendait peut-être plus de ce film aux début prometteurs. Et cela m'a fait penser par opposition au dernier film de Gus Van Sant, Restless.


Le sujet abordé est également très grave, mais le réalisateur y apporte une forme de légèreté grisante. Un petit bijou de cinéma qui m'avait attirée par sa bande-annonce (je vous l'avais confié ICI), et qui tient ses promesses entièrement, à l'inverse du film de Mélanie Laurent qui a une bande-annonce construite comme du papier à musique mais peine un peu à nous faire le même effet en version intégrale. Mention spéciale cependant pour la musique des Adoptésconfiée à Jonathan Morali (Syd Matters) pour une B.O. très réussie. En gros, allez voir Les Adoptés pour vous faire votre propre avis, et consolez-vous si besoin avec le surprenant Restless.


Pour terminer sur une note plus gaie, c'est à The Artist que je laisse le mot (ironie du sort) de la fin. Ce film emmené par Jean Dujardin est sincèrement un grand moment de bonheur. Un film qui m'a fait me replonger dans les joies de mon enfance, évoquant le passage du cinéma muet au cinéma parlant comme dans Chantons sous la pluie, qui occupait justement les jours de pluie quand j'étais petite. En passant, The Artist m'a aussi diablement donné envie d'avoir un petit chien comme celui de George Valentin (la réponse à ce billet là ?). Enfin, plutôt que de vous en dire trop à son sujet (allez le voir plutôt, il le FAUT), je terminerais en disant que The Artist fait un joli pendant à Midnight in Paris de Woody Allen, dans mon esprit du moins. Je suis en effet de ces personnes qui comme le héros du dernier Woody ont tendance à se dire que c'était sûrement mieux avant. Eh bien The Artist m'aurait sûrement amené à cette conclusion (oh que oui !) si je n'avais retenu la leçon du très malin Midnight in Paris.


En parlant de nostalgie, je ne résiste pas à l'envie de faire un clin d'oeil à Eddy Mitchell (on ne se refait pas).



"La dernière séance" was one of my favorite French TV shows as a child. Funny enough, I don't remember watching a particular movie because of it. Maybe because I was sent to bed right after Eddy Mitchell made his little speech (the show was broadcast late at night). Or maybe because it isn't really what matters with this TV show. I suppose it stuck in my memory because my grand-father would watch it and as one of the many things we did together it is bond to stick with me forever for that only reason.


Speaking of nostalgia, French movie "The Artist" is one I'd highly recommend if it happens to play in the movie theaters for you as well. It is a clever take on the change from silent movies to talking pictures, much like "Singing in the rain", which was another favorite of mine as a child. And needless to say it would have spark my refrain that the good old days were better than today. That is if I hadn't seen Woody Allen's witty "Midnight in Paris". The movie luckily cured me of that dangerous tendency!

Last but not least you might have caught a glimpse of "Restless" by director Gus Van Sant, pictured above. It is definitely another movie I'd recommend. It is one of those rare pictures tackling a very serious - bordering on depressing - subject in a surprisingly not depressing manner. I remember leaving the movie theatre filling actually quite cheerful. The movie did stick with me (you might have gathered by now that things stick with me pretty easily!) and left me a bit meditative but not in a disagreeable manner, more as in a dreamy state of mind.

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