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13 oct. 2011

Le Skylab - Born to be alive



Cela faisait longtemps que je n'avais pas eu cette envie-là : sortir de la salle de cinéma et avoir aimé le film au point de ressentir l'envie irrépressible d'en parler. Récemment, j'ai bien vu La Guerre est Déclarée qui lui aussi m'a donné l'envie de vous en parler. Mais il s'agissait davantage d'une incitation toute en pudeur. Si le film m'a marquée, je ne me voyais pas vous l'exposer, mais plutôt vous inviter à y aller. C'est de ces claques que chacun doit prendre à sa façon, hors de question d'imposer violemment son opinion. Du moins, je ne le sentais pas comme ça.

A l'inverse, le dernier film de Julie Delpy, avec son sujet un peu plus léger me permet davantage de me laisser aller. Je ne dirais pas pour autant que Le Skylab m'a inspiré moins d'émotions, je dirais même à l'inverse qu'il en a suscité davantage, avec une palette de registres finalement plus riche que le film dont je parle plus haut. Et c'est peut-être ça ce qui me vaut ce débordement, cette nécessité de crier haut et fort que j'ai aimé.

Car si Le Skylab ne m'a pas remuée au sens négatif du terme (ébranlée si vous préférez), il agite néanmoins plein de choses. Il analyse avec beauté la puberté (oui, c'est possible), il dissèque la famille et ses disfonctionnements avec bienveillance, il parle du passé avec une forme de nostalgie attendrie mais sans être passéiste. Quant aux acteurs? Eh bien c'est un peu le jeu des 7 familles.

J'entends par-là que chacun peut s'y retrouver un peu, la famille est bel et bien au complet avec de nombreux caractères campés par des acteurs talentueux. Julie Delpy évidemment, mais aussi la toute jeune Lou Alvarez qui me ferait presque aimer les défauts de mes 11 ans tellement chez elle ils sont attachants. Eric Elmosnino, magistral en soixante-huitard haut en couleurs (jusqu'à ses chemises). Bernadette Lafont, matriarche, Vincent Lacoste (Les Beaux Gosses) avec son faux air de Shia LaBeouf à la française...

Je n'ai pas envie de vous raconter le film parce que Julie Delpy raconte avec sa caméra l'histoire mille fois mieux que moi. J'ai juste envie de vous parler du moment où le film a achevé de m'emmener avec lui. La scène pivot où je me suis dit, c'est bon Julie, tu m'as acquise à ta cause. La petite Albertine (Lou), est entre ses parents à l'arrière de la voiture conduite par son oncle Loulou (footeux en short très court, celui qui a le charme improbable - avec le recul - de votre prof de tennis quand vous aviez 11 ans). La radio grésille un tube de Joe Dassin, "L'Eté Indien". Et, eh bien, vous verrez...!


Pour terminer, une autre chanson qu'on connait, comme dirait l'autre, vient rythmer le film, "Born to be alive". Eh bien c'est cela à mon sens que Le Skylab véhicule, la vie tout court. Et si ça parait tout bête je vous assure qu'on se le prend pourtant bel et bien comme un Skylab dans la tête. Oui parfois il est bon de se souvenir qu'on est "né pour vivre", pas de propos pompeux pour une fois. De façon très primaire, peu importe comment, et tant mieux finalement si c'est pour voir sa famille se disputer à table au dessus d'un couscous que vient arroser une averse d'été, pour avoir des enfants à qui on interdit d'aller papoter sous la tente jusqu'à pas d'heure mais qui s'y glissent à pas feutrés quand ils ne jouent pas au docteur sous la couette. Ce n'est pas idyllique, tout le monde n'est pas beau ni gentil, mais merde, qu'est-ce qu'il y a de la vie !


I don't know if Julie Delpy sounds familiar to you. You might have gotten a glimpse of her as an actress in "Broken Flowers", or in "Before Sunrise" & "Before Sunset", alongside Ethan Hawke. To me, she's also an amazing film director, "2 Days in Paris" definitely being among my favorite movies. And the last movie she directed, "The Skylab", definitely went straight on that list after I saw it tonight.

Why? Simply because the film exudes life. Life as it really is. There's no varnish. The main character, a little eleven year old isn't picture perfect, she has glasses and a bit of baby fat here and there. So no, she doesn't get the boy she's after. And yes the family all sits together around a big table but they still fight and argue like all of our families do. Yours does right? Or if not, well, you're lucky I guess. Or maybe that's not even the issue.

Because that's not so much what matters. It would be a caricature if all that "The Skylab" aimed at was picturing a disfunctional family, although it does so in a great manner. What it really catches is life in all its crudeness, but hence the sense of genuineness. The characters aren't polished nor polite most of the time, but all the more endearing because while watching them we forgive ourselves and our families for the exact same flaws that are before our eyes on the screen
.


In the end, there's something really catharcic about it all. And to end my note on a song that's in the movie, "Born to be alive", well, that's precisely what Julie Delpy reminds us of. We are born to be alive, maybe not to be alive in a perfect manner, but hell, to live. Period.

9 commentaires :

  1. Cet article tombe à pic, merci ! J'y vais en fin d'aprem !

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  2. c'est marrant j'y suis aléle hier et j'en suis resortie déçue...je m'attendais à plus de choses au vue d'une B.A prometteuse...à vrai dire je n'ai pas été surprise. par contre je commente parce-que ton post est superbement écrit et donne automatiquement envie d'aimer ce film...je suis presque nuancée maintenant ! biz

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  3. Ça donne envie d'y aller en tout cas, merci de partager ces jolies émotions avec nous ! ;)

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  4. J'ai adoré (mais j'adore tous les films de Julie Delpy :D), je conseille à tous d'y aller.

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  5. Ce film à l'air génial ! J'ai bien rigolé en regardant la bande d'annonce ! D'ailleurs j'avais vu une interview de l'équipe du film dans le grand journal !
    Bises

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  6. moi j'ai gagné des invits pour aller le voir ce film, j'hésitais un peu faute de temps, mais vu ta critique, je crois que je vais le trouver ce temps quand meme, tu m'as convaincu :o)

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  7. Tu me donnes envie d'aller découvrir ce joli film! Ton analyse est très agréable à lire, et convaincante... J'aime beaucoup les films aux multiples morceaux de vie, comme celui-ci apparemment...

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  8. Honte à moi pour ma réponse tardive (un petit week-end en Normandie m'a un brin éloignée de So Oh Cliché)! Je suis très touchée que ma critique vous ait donné envie de voir le film ou même de changer d'avis sur ce dernier (@tribulate). Après, une grande responsabilité m'incombe! J'espère donc que vous n'avez pas été déçues ou ne le serez pas. Je reste persuadée que "Le Skylab" ne peut en tout cas pas laisser indifférente, peut-être agacer ou ne pas surprendre au sens qu'effectivement le film délivre de lui ce qu'on en attendait (@tribulate a à ce sens raison en parlant de la bande-annonce), mais sûrement pas laisser de marbre.
    xoxo

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  9. Ah, je voulais le voir, et ta (belle) critique me redonne envie. Merci :)

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