Ce livre, que j'avais mis sur ma petite liste de Noël, une amie a eu la gentillesse de me l'offrir pour mon anniversaire. Aussitôt ma lecture précédente terminée, je m'y suis donc attaquée. Au préalable, je n'avais lu qu'en diagonale la critique qui m'avait donné envie de m'y plonger, ne voulant pas trop avoir d'apriori sur l'ouvrage. J'avais donc simplement été attirée par ce que le titre à lui seul laisse entendre du sujet : Autobiographie des objets.
Quatrième de couverture : "Aux deux extrémités du marais poitevin, deux mondes : l'un qui serait celui de la terre et des livres, l'autre celui de la mer et de la mécanique. Ma vie s'est construite autour des objets qui peuplaient ces mondes."
La lecture maintenant achevée, il me tardait de vous en parler !

Autobiographie des objets fait partie de ces livres dont j'ai eu envie de noter des phrases au fil de ma lecture, tant et si bien que, et cela amuserait peut-être François Bon, il remplira pleinement désormais sa fonction d'objet dans ma maison. Comme ces livres vers lesquels on revient dans sa bibliothèque, pour les ouvrir là où le crayon de papier est passé ou bien où la page a été (à regret) cornée, pour épingler une citation qui nous accompagnera tout au long de notre vie. Ces petites bribes que l'on ne retient pas forcément bien, mais qu'on sait dans quel livre retrouver et qu'on va chercher après une conversation qui fait affleurer leur mémoire...
Pour vous donner une petite trame de fond, avant de vous confier quelques-unes de ces citations, je dirais que si Autobiographie des objets m'a touchée c'est notamment parce que, par l'époque qu'il convoque, j'ai eu parfois le sentiment de me replonger dans la France des campagnes du Grand Meaulnes, et ce n'est sûrement pas un hasard si François Bon lui-même cite cet ouvrage d'Alain-Fournier. A ceci près que le monde évoqué par François Bon est à la veille du basculement et du changement, qui si il était en marche avant, gagnera jusqu'aux villages passé les années 60. C'est aussi, même si je ne sais pas si François Bon me passerait cette comparaison, la France de Raymond Depardon que m'a souvent évoqué Autobiographie des objets...
Et maintenant quelques citations :
"J'appartiens à un monde disparu - et je vis et me conduis au-delà de cette appartenance. C'est probablement le cas pour tout un chacun. La question, c'est l'importance et la rémanence matérielle d'un tel objet, parfaitement incongru, parfaitement inutile, dans le parcours personnel."
"C'est dans la tête, autrefois, qu'on compensait la durée, et les histoires inventées qui silencieusement la meublaient. On a plus de mal, avec les objets, puis soi-même, à s'inventer des histoires - les durées, elles, ne changent pas."
"Comment aurions-nous pu tout garder, d'eux qui gardaient tout?" (sûrement ma préférée)
"A quinze ans d'écart, redécouvrir une lecture comme si à chaque ligne on s'en souvenait très précisément - et qu'on ne saurait pourtant pas reconstituer sans cette relecture."
Enfin, je résiste à vous citer une dernière phrase, qui est celle de fin, car j'aurais l'impression de trahir ce point d'orgue merveilleusement bien écrit par François Bon. Je vous laisse le soin d'aller acquérir cet objet en librairie, pour vous l’approprier, en espérant vous en avoir donné l'envie sans trop, non plus, vous en dévoiler.

mission accomplie, j'ai maintenant TRéS envie de le lire! ^^
RépondreSupprimerM'en voilà ravie :) J'espère qu'il te plaira autant qu'à moi !
SupprimerLe titre me tente, me rappelle une amie qui me disait toujours que les objet vivaient. J'adore la dernière citation, si vraie qui me parle. Je note ce livre, merci.
RépondreSupprimerContente d'avoir pu te donner envie de lire ce livre qui vaut sincèrement le détour :)
SupprimerEt oui, j'aime aussi à croire que les objets ont une vie ! Comme les jouets dans Casse-Noisette qui soudain s'animent...
♥ désormais sur ma liste aussi !
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