
J'ai récemment entrepris de relire le classique d'Alain-Fournier, Le Grand Meaulnes. Un roman dont j'avais gardé jusqu'à aujourd'hui un souvenir fasciné. Mais étrangement, comme beaucoup de romans qui m'ont marquée, je n'aurais pas pu (avant de l'avoir relu) vous en donner la trame. Je me souvenais évidemment des personnages clé mais pas de l'histoire précisément. En revanche, de l'atmosphère dans laquelle il m'avait plongée et des impressions qu'il m'avait laissé, je n'avais rien oublié.
Si les années ont passé, la magie du "pays perdu" opère toujours. Plus que jamais j'ai aimé me balader dans la campagne du Berry qu'évoque Alain-Fournier, peut-être parce que j'y ai aperçu des évocations d'une autre région de France qui m'est chère et dont ma grand-mère me parle parfois en ces même termes et traditions.
A la relecture, dont je ne peux hélas vous livrer la fin sans vous gâcher le plaisir d'une, peut-être, première lecture pour vous, ce n'est pas tant l'histoire qui m'a séduite (peut-être trop romanesque justement, surtout sur la fin), mais le personnage que campe François Seurel, le narrateur, et surtout, ce récit d'un monde qui n'est plus. Sentiment sûrement accru par le fait que j'ai lu cette fois le roman en ayant à l'esprit qu'il est l'unique oeuvre d'Alain-Fournier, Henri Fournier de son vrai nom, décédé à Verdun en 1914.
En vous invitant vous l'aurez compris à lire ou relire vous aussi Le Grand Meaulnes, je vous laisse sur cet extrait de circonstance pour la saison :
"Le mois d'août, époque des vacances, m'éloigna des Sablonnières et de la jeune femme. Je dus aller passer à Sainte-Agathe mes deux mois de congé. Je revis la cour sèche, le préau, la classe vide... Tout parlait du grand Meaulnes. Tout était rempli des souvenirs de notre adolescence déjà finie. Pendant ces longues journées jaunies, je m'enfermais comme jadis, avant la venue de Meaulnes, dans le cabinet des archives, dans les classes désertes. Je lisais, j'écrivais, je me souvenais..."
je l'ai lu il y a fort longtemps mais tu m'as donné envie de le relire, je l'avais beaucoup aimé aussi
RépondreSupprimerJ'aime beaucoup ce livre, ton article me donne envie de le mettre dans ma valise cet été!
RépondreSupprimerJe suis contente si ce billet a pu vous donner envie de relire ce beau classique :) C'était le but ! xoxo
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