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27 juil. 2013

L'orage


D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours aimé ces moments juste avant, et juste après l'orage. Cette pensée m'est venue ce matin en prenant mon petit-déjeuner face à la fenêtre entrouverte du salon. Un air frais passait jusqu'à moi et a emmené avec lui son flot de souvenirs d'été.

Ces moments où je courais jusqu'au fond du jardin de mes grands parents, juste avant que l'orage tonne, profiter de la fraîcheur auprès des majestueux sapins qui se dressaient contre le ciel d'un gris menaçant. C'était comme une provocation aux éléments dans ma tête d'enfant, je jouais à braver l'orage le plus longtemps possible.

Souvenirs aussi de vacances en Bretagne avec ma mère et de découvrir la plage au sable mouillé de bas en haut le matin venu, après une nuit rafraichie par l'orage. Le sable n'était plus seulement mouillé là où la marée s'était retirée mais aussi là où nous posions d'ordinaire notre serviette, sur cette bande de sable préservée pour laquelle il faut tâcher d'arriver bien tôt afin d'y avoir sa place. Ces journées-là, notre serviette de plage était humide avant même d'être trempée par les baignades successives, la plage était jonchée d'algues déposées par des vagues plus furieuses que d'ordinaires et la mer elle-même était un peu trouble, le temps que le sable retrouve le chemin des fonds marins.

Cet été, alors que je ne me suis toujours pas échappée de Paris, c'est typiquement le genre de souvenirs qui me rendent nostalgiques de la liberté des étés d'antan. Ces mois d'oisiveté qu'offraient l'école et les études universitaires. Et dire qu'à l'époque c'est à peine si j'avais la sensation d'en profiter... Aujourd'hui, je donnerais beaucoup pour sentir venir l'orage ailleurs qu'au dessus des pavés de Paris, loin de la moiteur qu'il laisse dans le métro après son passage...

Mais, voir la vie du bon côté c'est aussi savoir reconnaître, même dans les cieux chargé de Paris, cette même magie, cette même fraîcheur étrange qui fait frissonner juste avant que l'orage éclate, ces moments électriques qui agitent des souvenirs oubliés.


For as long as I can remember, I've had a fascination for storms. Unlike many of my friends, I've never been scared of them but rather drawn to them. As a kid I liked to race to the end of my grand parents' garden and hide near the big pine trees and wait for the upcoming storm that had the sky loaded with electricity. I loved the cold breeze in the air that precedes the storm, I loved how it felt on my skin warm from the long Summer days and I loved feeling the first big drops of water as I raced back home seconds before the first lightings. 

Some of my favorite memories from Summers past also include holidays at the beach, the morning after a big storm, when the sand on the beach is wet from the shore up and when the towel you lay on the sand is wet even before you've had your first bathe of the day. There was also something special in the air, it was crisper and the sea oddly quiet after it was tormented the whole night long by the storm. The water, however still, was always a bit sandy from the night before before it would clear up again for the day after. 

I loved this sensation that the elements had gotten angry, as a reminder that we aren't much compared to them. The quiet was suddenly enjoyable after the tempest. That's what it is, a storm is humbling...

3 commentaires :

  1. Ho oui, retrouver les étés d'antan !

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  2. De belles pensées que voilà! Et que ne donnerais-je pour revenir à ce temps où tout l'été était synonyme de vacances.. (j'aurais dû devenir prof des écoles, c'est certain)

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  3. Un article tout en poésie ! ♥
    J'adore l'ambiance qui suit un orage, comme après une tempête de neige, tout est calme et serein. Et cela du bien de se plonger parfois dans la nostalgie...

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